Lettre de Marcelin Cailleau du 8 janvier 1915

vendredi 1er mars 2013
par  Bruno Blanchet

Marcelin Cailleau est dans les tranchées près d’Arras. Il rassure ses parents en disant qu’il ne va pas en première ligne car il est là bas pour travailler (il est sapeur pionnier).

Le texte ci-dessous reprend l’intégralité du texte en conservant la mise en page, l’orthographe et la syntaxe.

Le 8 janvier 1915

Chers parents

Je prend un petit moment
pour vous donner de mes nouvelles
Je suis toujours en bonne santé
et je désire bien que ma lettre
vous trouve des même
En ce moment nous sommes en
tranchées ; nous y sommes rendus
depuis hier mais nous, nous allons
pas en première ligne nous y allons
tout simplement que pour travailler
et nous revenons en arrière
Nous travaillons 6 heures et l’on se
repose 12 heures Nous sommes plus
heureux que si nous prenions la garde
toute la nuit en première ligne
Nous sommes dans les environs d’Arras
à 4 kilomètres. Je crois que nous allons
y rester une huitène de jours et nous
retournerons au repos
Chers parents quand vous me réécrirez
vous me donnerez des nouvelles de
Patrick il est prêt de rentrer chez lui
maintenant
Allons je ne vois plus grand chose
à vous dire pour le moment à part
que l’on entend encore sifler quelques
obus autour des ses oreilles
Allons je termine en vous embrassant
de tout mon cœur
Bien le bonjour cheu mon oncle et
Alexine ainsi qu’à Bastienne
pour moi
Votre fils qui pense toujours à vous


Portfolio

Recto lettre MC du 8/01/1915 Verso lettre MC du 8/01/1915

Commentaires

Navigation

Articles de la rubrique

  • Lettre de Marcelin Cailleau du 8 janvier 1915