Lettre de Marcelin Cailleau du 2 août 1917

mercredi 3 avril 2013
par  Bruno Blanchet

Marcelin Cailleau explique dans ce courrier qu’il travaille dans les champs pour les moissons et qu’il est content car cela lui évite d’être dans les tranchées.

Le 2 – 8 – 17

Chers parents

Deux mots pour vous
dire que sa va toujours très
bien. Pour le moment, je
ne suis plus militaire, je suis
domestique. On a formé une
équipe de travailleurs pour aller
dans les fermes faire la moisson
et j’en suis. Je suis a Pavrey
c’est a 24 kilometres de Maney.
Vous pensez bien que je me trouve
plus heureux que dans le métier
militaire. J’y suis embauché pour
quinze jours. J’aurai bien préféré
aller le passer à Taizé auprès de
vous pour vous aider car je crois
que vous devez être bien fatigué
mais c’est impossible. Je gagne 20
sous par jour se n’est pas énorme
mais c’est vrai que l’on est pas obligé
de se casser les bras. Enfin se serait
il rien que pour se débarasser du
métier militaire on est content quand
même. On est sept camarades qui
travaille dans le même village. Nous
travaillons un chaque ferme.
J’espère bien que je vais m’accoutumer
et si je ne m’accoutume pas je
sais bien ou je deviens je me
retournerai. J’ai un bon petit lit je
couche dans les draps on est toujours
mieux que dans le froid.

Allons chers parents je termine
en vous embrassant de tout coeur.
Je m’en vais aller chercher
du vert.

Votre fils qui vous aime

M Cailleau


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