Lettre de Marcelin Cailleau du 21 juillet 1917

mercredi 10 avril 2013
par  Bruno Blanchet

Dans cette lettre, Marcelin Cailleau explique qu’il revient de première ligne où il était sur le plateau de Craonne et que c’était très difficile après plusieurs jours sans avoir mangé.

Le 21 – 7 -17

Chers parents

 Voilà trois jours

que je n’ai pas pu écrire

car nous avons montés en première

 ligne et encore une fois nous

 avons sérieusement été éprouvés.

 Ce n’est pas que nous qui avons

attaqués, mais cette fois ces les

 Boches qui ont attaqués sur

 nous et je vous assure que

 c’est guère meilleur.

 Nous sommes descendus des lignes

 ce matin, j’étais bien content car

 encore une fois nous avons été

 deux jours sans pouvoir manger.

 Enfin nous avons arrêtés les

 Boches mais on a eu des

 prisonniers. Maintenant je ne

 s’ai pas si nous allons y

 remontés, en ce moment nous

 sommes un peu à l’arrière

mais pas encore bien loin.

 Ah vivement que nous soyons

 relevés de ce coin là car je

 commence à en avoir assez

du plateau de Craonne.

Allons chers parents je ne vois

plus grand-chose à vous dire

 pour le moment. Je suis en

 bonne santé mais toujours un peu

 fatigué.

 Je n’ai pas reçu de

lettre depuis mon arrivé mais j’espère

 bien ne pas être longtemps a en

 avoir maintenant. 

 Je ne sais pas si vous avez

 commencés les moissons

sans doute que vous ne serez

pas longtemps maintenant. Vous

 me direz si la machine marche toujours bien.

 Allons au revoir chers parents

 je termine en vous embrassant

de tout cœur.

 Votre fils qui vous aime et qui pense toujours à vous
 
M Cailleau

 J’ai fini de manger ma
confiture et mon pâté que
 j’avais apportés.
 
 
En ce moment nous sommes à l’endroit
 où j’ai arrivé de permission. Toujours
dans notre beau petit gourbi. Nous
sommes très bien ici mais il faudrait
 pouvoir y restés.



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